Curriculum Vitae

DONNÉES PERSONNELLES


Année et lieu de naissance 1941 à Maputo, Mozambique
Nationalité mozambicaine
Situation de Famille Marié
Nom de la conjointe Adelina Isabel Bernardino Paindane Mocumbi
Nombre d'enfants six et quatre petits enfants.
Religion Chrétienne (église presbytérienne)

Langues

Portugais, français et anglais: lu, parlé, écrit.
Espagnol, txopi et changana (deux langues mozambicaines : compréhension aisée

CARRIERE DE DIRECTION

    • Gestionnaire et coordinateur dans les domaines de la santé, du développement économique et des relations internationales, (expérience acquise durant vingt cinq années au Gouvernement).
    • Membre effectif de conseils de direction et de groupes de travail dans le domaine de la Santé.
    • Leader mondial en matière de santé et du développement et sur le rapport santé - pauvreté
    • Meneur au niveau national des efforts dans le domaine de la recherche sanitaire et promoteur de la recherche en faveur des plus démunis.
    • Leader international d'initiatives de recherche sur des maladies liées à la pauvreté
    • Gestionnaire de la planification et mise en œuvre de réformes et restructurations essentiels pour le secteur de la Santé.
    • Diplomate et promoteur habile de la paix et du dialogue au niveau régional et international


POSTES DE GESTION ET DE DIRECTION OCCUPÉS

1994 - 2004: Premier Ministre de la République du Mozambique
1987 - 1994: Ministre des Affaires Étrangères de la République du Mozambique
1980 - 1987: Ministre de la Santé de la République du Mozambique
1976 - 1980: Directeur Provincial de Santé et Médecin - chef provincial de Sofala, Mozambique
1975 - 1976: Directeur de l'Hôpital Général José Macamo à Maputo, Mozambique
1973 - 1975: Stagiaire tournant à l'Hôpital de Saint Loup à Pompaples, Canton de Vaud, Confédération Helvétique
1975 - 1994: Médecin (obstétrique) à temps partiel à l'Hôpital Central de Beira (1976-80) et à l'Hôpital Central de Maputo (1975-76, 1980-94), Mozambique


FORMATION

1975: Diplôme de Planification sanitaire (Institut de Planification de Dakar, Sénégal)
1967 - 1973: Etudes de Médecine (Faculté de Médecine de l'Université de Lausanne, Confédération Helvétique), conclues par un Diplôme de Docteur en Médecine
1960 - 1963: Etudes médicales propédeutiques (Lisbonne, Portugal et Poitiers, France)
1948 - 1960: Etudes primaires et secondaires au Mozambique


PARCOURS ET REALISATIONS PROFESSIONNELLES

Début de carrière

Ma première expérience clinique, comme stagiaire en Suisse, m'a permis de me familiariser avec les problèmes de santé d'un pays européen riche. Retourné au pays au moment de l'indépendance nationale, en 1975, j'ai occupé le poste de directeur d'un grand hôpital, dans la capitale. Au cours de cette mission, j'ai été confronté aux problèmes de santé urbaine d’un pays en développement, faisant face à une pénurie dramatique de ressources sanitaires et humaines, vu qu’une grande partie des professionnels de santé (de nationalité portugaise) avaient quitté le pays.


Directeur Provincial de Santé et Médecin Chef de la province de Sofala

En travaillant comme Directeur Provincial de Santé et Médecin Chef de la Province centrale de Sofala, j'ai acquis une expérience considérable de gestion, en organisant et en assurant les services de Santé à ce niveau, y compris les services de soins médicaux directes à l’hôpital provincial ainsi que dans les districts. Le Service National de Santé (SNS), de création récente, avait un réseau sanitaire qui allait des zones urbaines aux zones rurales les plus reculées pour lesquelles j'étais le responsable au niveau provincial.

Aussi bien praticien que Directeur provincial, j'ai eu la lourde mission d'intégrer au Service National de Santé le personnel formé durant la lutte de libération nationale et celui issu des institutions religieuses et des services de Santé coloniaux. Après l'indépendance, l'exode des portugais a entraîné une pénurie de professionnels de Santé qualifiés. Afin de combler ce vide, le gouvernement a eu recours aux professionnels venus de différents pays du monde, qui avaient une diversité d'antécédents de formation et possédaient des méthodes de travail très variées. Dans ma fonction, j'ai dû assurer leur intégration harmonieuse dans des équipes de travail que nous étions en train de mettre en place, pour la compréhension des politiques et des stratégies nationales en vue de l’établissement de protocoles de soins médicaux et de prévention.

Un autre aspect de mon travail qui s'est avéré nécessaire, était la réorganisation administrative. Comme Médecin Chef provincial, j'ai reclassé les unités sanitaires provinciales en quatre catégories selon le niveau de service assuré, conformément à la politique nationale en vigueur. J’ai réaffecté le personnel à chaque service de soins, d'après le profil professionnel de chacun. Une grande partie de mes attributions avaient comme pré-requis les compétences en planification et en gestion, en effet, j’ai dû entreprendre une formation en Planification sanitaire à Dakar. Cette formation m’a permis non seulement de mieux définir les priorités, envisager un travail d'équipe mais aussi d'en prendre conscience de son importance et la gestion de sa dynamique. Comme membre du gouvernement provincial, j'ai été activement impliqué dans la sensibilisation et organisation des communautés pour leur participation à la reconstruction nationale.

La formation et le perfectionnement à tous les niveaux ont été essentiels pour le renforcement du Service National de Santé. J'ai donc consacré une partie considérable de mon travail à la planification et au suivi des programmes de formation du personnel, comme garantie de leur mise en œuvre effective vu qu’il s’agissait d’un pas important pour l’établissement d’équipes sanitaires compétentes et capables de répondre aux besoins sanitaires du peuple. Ce travail comprenait la formation des agents communautaires de Santé – "Agente Polivalente Elementar"- APE, des infirmiers et des assistants de santé au nouveau Institut des Sciences de Santé.

La Médecine Préventive et l'Education sur la Santé ont été définis comme des priorités absolues. Cette définition de priorités a permis au Mozambique de mener avec succès une campagne nationale de vaccination entre 1976 et 1978. La portée de cette action a été d'environ 90%, selon l'enquête menée par l'OMS. Des progrès au niveau de l'assainissement de l'environnement et de l'accès à l'eau potable ont été significatifs.

J'ai toujours cru au modèle dans la direction, aussi bien dans le domaine médical que dans celui de la gestion. Ainsi, je remplaçais les médecins chefs de district absents ou en congés. Cela m'a aidé à mieux comprendre la complexité de la gestion au niveau du district, sans jamais perdre de vue certains enseignements comme: le système de Santé du District fonctionnait comme un tout; le problème de l'approvisionnement en médicaments; ou l'usage des statistiques de Santé pour une administration fondée sur des données concrètes et le maintien des bonnes relations entre le personnel et les usagers, facteurs importants pour la promotion de la Santé.

Mon travail, au cours de ces premières années d'après l'indépendance, m'a donné largement l'occasion de contribuer à la transformation du service de Santé mozambicain. Cette transformation en un modèle de pratique de Soins de Santé Primaires, a amené l'OMS à reconnaître le Mozambique comme leader mondial, parmi les pays à faibles ressources, dans la promotion de "la Santé pour Tous".

Ma participation aux activités de santé de niveau international a commencé au cours cette période de ma carrière. Comme Médecin Chef Provincial, j'ai reçu de nombreuses délégations de haut niveau en visite au Mozambique. Parmi ces visites, je retiens celle du Dr. Halfdan MAHLER, Directeur Général de l'OMS à l’époque et celle du Dr. Comlan QUENUM, Directeur Régional de l'OMS pour l'Afrique à l’époque. Ces visites étaient d'une grande importance pour le pays et pour ma carrière dans la mesure où il s'agissait de missions de vérification des progrès effectués au Mozambique dans la mise en œuvre de la politique nationale de Santé axée sur une approche de Soins de Santé Primaires.


Ministre de la Santé:

En 1980, j'ai été nommé Ministre de la Santé. Dans cette fonction j'avais comme attributions non seulement la définition de la politique de Santé, l'évaluation et la réforme du secteur, mais aussi la gestion des ressources humaines et matérielles. En 1981, nous avons adopté un plan d'action pour une période de dix ans et nous avons entrepris une restructuration globale du secteur de la Santé. Cette restructuration visait la rationalisation de la structure du Ministère, le renforcement de la coordination des services de soins médicaux et l'expansion du réseau sanitaire dans le but de réduire la distance entre les villages et les unités de soins de base.

Conscient de l'importance d'une information fiable pour une Planification et une gestion saines, j'ai institutionnalisé, en 1980, le Système National d'Information pour la Santé. Ce système a été amélioré ultérieurement en 1982-1983. Ses données statistiques les plus significatives ont fait l'objet de publications annuelles et ont été utilisées pour la gestion du secteur à tout niveau. Un système complémentaire a été mis en place pour recueillir des données sur des programmes spécifiques tels que le Programme Élargi de Vaccination (PEV), la Santé Maternelle et Infantile (SMI), la Médecine du Travail, la Santé Publique. En ce qui concerne les maladies infectieuses, un système de vigilance systématique a été mis en place pour assister le ministère dans l’identification, la détection au préalable et la bonne gestion des épidémies de choléra et autres. Outre cela, j'ai contribué à la réalisation d’enquêtes destinées à recueillir des informations sur la mortalité infantile et ses causes, le poids du bébé à la naissance, l'accès aux soins médicaux et sur l'extension du réseau sanitaire. Cet ensemble d'information systématique et d'enquêtes ad hoc a permis au Ministère de la Santé d'envisager des programmes et des politiques basées sur des données scientifiques, dans une période de ressources restreintes.

Malgré les faibles ressources, nous avons été capables de lancer et de mener d'importantes recherches. Et les résultats ont permis d'améliorer directement l'état de la Santé au Mozambique et ont donné lieu à des contributions de niveau international en ce qui concerne la malaria et la Santé maternelle. En 1981, sous ma direction, nous avons mené des études, dans une zone affectée par la sécheresse, qui nous ont permis d'identifier une épidémie de paraparésie spasmodique, une maladie nutritionnelle provoquée par une intoxication par le cyanure, conséquence de la consommation du manioc. Cette maladie, appelée "mantakassa" par les communautés locales, est aujourd'hui reconnue comme une affection nosologique spécifique dite de "Konzo".

Durant ma fonction de Ministre de la Santé, de nombreuses initiatives innovantes ont été mises en œuvre: Des programmes importants de niveau national, tels que le Programme de Santé Materno-Infantile - SMI et le PEV ont été renforcés à travers:
    • L’engagement actif de la société civile, en particulier de l'Organisation de la Femme Mozambicaine (OMM).
    • La création d'un nouveau corps d'infirmières en SMI, avec l'appui du FNUAP. Ces infirmières assuraient le suivi prénatale, les soins à l'accouchement et post partum, ainsi que les services de planning familial pour la femme et les soins préventifs et curatifs intégrés pour l'enfant.
    • La formation du personnel soignant comme les infirmiers et les assistants de santé pour qu'ils puissent assurer les soins d'urgence, surtout en obstétrique afin de réduire la mortalité maternelle.
    • La diffusion des directives pour le contrôle de la mortalité maternelle.

Le PEV avait pour objectif le renforcement de la campagne de vaccination menée juste après l'indépendance. Et comme résultat, le taux de couverture nationale (mesuré à travers le Système d'Information de Santé) a été d'environ 80%.

J'ai participé activement à la préparation des politiques nationales pour la santé, pour la population, pour l'action sociale, ainsi que pour les personnes handicapés. En ce qui concerne la Santé, j'ai organisé et réglementé les services et la structure des carrières professionnelles de ce secteur.

Un fait marquant, au cours de mon mandat a été le développement et l’adoption d’une politique pharmaceutique nationale pour réglementer et classer les médicaments. Par la suite, une liste de médicaments ainsi que des orientations de prescription ont été établies afin d'assurer une utilisation rationnelle.

Bien qu'à un niveau encore faible, j'ai, très tôt, pris conscience du danger qui représentait la pandémie du VIH/SIDA. Une commission nationale pour le contrôle de ce fléau a été créée en 1986. J'ai également favorisé la prévention et le traitement des MST, convaincu que le contrôle de ces maladies constituait un élément important pour la prévention du SIDA.

Au long de ces années, le Mozambique a dû faire face à une situation d'urgence complexe, en raison de l'insécurité provoquée par le conflit armé et une forte sécheresse. Travaillant sous forte pression et dans des circonstances difficiles, le Ministère de la Santé a adopté une stratégie de réponse sanitaire, en coordination avec d'autres secteurs. Cette stratégie faisait partie d'un programme multisectoriel d'urgence.

Au niveau régional, le Ministère de la Santé et l'OMS ont conjointement créé le Centre Régional de Développement Sanitaire (CRDS). Ce centre régional de ressources a comme finalité, assurer la formation et le renforcement de la capacité de recherche dans le domaine de Santé, de gestion de Santé et de la politique de Santé publique pour les pays de langue officielle portugaise et la Guinée Equatoriale.

En tant que Ministre de la Santé et comme chef de délégations mozambicaines aux Assemblées Mondiales de la Santé, j'ai participé activement aux débats sur les rapports du Directeur Général de l'OMS, sur les activités de l'organisation et sur la Santé dans le monde. À ce titre, j'ai dirigé, en 1984, la délégation mozambicaine à la Conférence mondiale sur la Population au Mexique.


Ministre des Affaires Étrangères

En 1986, j'ai été nommé Ministre des Affaires Étrangères, me retrouvant ainsi plus impliqué dans les affaires nationales et internationales, surtout celles revêtant d’importance capitale pour la croissance socio-économique des pays en développement et en particulier pour le Mozambique.

J'ai apporté ma contribution à la mise en œuvre de la Politique de paix du Gouvernement, en favorisant le dialogue et en établissant des relations d'amitié dans le monde entier. En 1992, le Gouvernement du Mozambique et la RENAMO ont signé un accord de paix, à Rome, mettant fin à seize années d'une guerre dévastatrice. Les efforts diplomatiques déployés ont aidé à obtenir une transition réussie de la guerre à la paix au Mozambique.

Période critique pour la région, c'est à ce moment que s'est produit l'effondrement du régime de l'apartheid en Afrique du Sud et l'indépendance de la Namibie. J'ai participé activement au dialogue entre les Ministres des Affaires Etrangères de la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC) et de l'Union Européenne qui se sont terminés avec la réunion de Berlin en 1992. J'ai aussi travaillé activement pour l'établissement des partenariats pour une transition démocratique de la période post-apartheid en Afrique Australe.

Un exemple de succès diplomatique a été la déclaration faite lors de la réunion des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Commonwealth à Vancouver, en octobre 1987, à laquelle j'ai représenté mon pays en tant qu'observateur. En voici les termes de la déclaration: "Nous estimons que le Mozambique occupe une position géographiquement stratégique par rapport aux pays de la Ligne de front. Et pour que la dépendance de la région par rapport à l'Afrique du Sud cesse, il faudrait accorder, de toute urgence, une attention particulière aux problèmes du Mozambique. Nous décidons donc de constituer un fonds spécial d'assistance technique au Mozambique."

Au cours de mon mandat, le pays a commencé à participer à des nouveaux forums multilatéraux, comme l'Organisation de la Conférence Islamique et la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP). J'ai participé activement à la préparation et à la création de la CPLP où j'ai soutenu les trois principes de l'organisation, à savoir: (i) une langue commune, (ii) le développement des réseaux d'information multilatéraux utilisant la langue commune et (iii) la coopération pour le développement socio-économique. Pendant ce processus, j'ai tenu à assurer que les intérêts des pays africains, dans la communauté des pays lusophones, soit pris en compte dans la constitution de la nouvelle organisation intergouvernementale.

Au niveau du ministère, j'ai pris des mesures d'organisation importantes pour le développement des ressources humaines et pour le recours à des données scientifiques comme instrument de gestion. J'ai aidé à renforcer le développement du nouvel Institut Supérieur des Relations Internationales (ISRI) à Maputo, destiné à former des diplomates d'un niveau universitaire. En 1991, j'ai joué un rôle non négligeable pour la création, au sein de l'ISRI, du Centre d'Etudes Stratégiques. Centre, qui avait pour mission fournir un appui scientifique à l'action diplomatique internationale du Gouvernement et à ses politiques de coopération. J'ai également établi une structure de carrière pour les diplomates et j'ai réalisé la tâche difficile d'intégrer les diplomates de carrière dans la structure nouvellement créée. En effet, l'ISRI a à son tour organisé des sessions de courte durée pour les diplomates.

Comme Ministre des Affaires Etrangères, j'ai continué à participer activement aux événements liés au domaine de la Santé. Par exemple, j’ai dirigé la délégation mozambicaine à la Conférence Internationale sur la Population et le Développement au Caire (Egypte) en 1994. De même j'ai participé à la table ronde sur la Santé et le Développement à Accra (Ghana) et j'ai été membre du Groupe de Travail de l'OMS sur la Santé et le Développement de 1994 à 1998.

Ma participation annuelle à l'Assemblée Générale des Nations Unies m'a donné une chance unique de mieux comprendre le Système des Nations Unies.


Premier Ministre

J'ai été nommé Premier Ministre du Gouvernement issu des premières élections démocratiques, de 1994. Ce Gouvernement avait la gigantesque tâche de reconstruire un pays dévasté par la guerre et par les catastrophes naturelles successives, de maintenir la paix et la stabilité politique ainsi que de restaurer le tissu social. A la fin du premier mandat, en 1999, le Gouvernement avait totalement rétabli le réseau national de Santé, et franchi d'importantes étapes pour le redressement économique. En tant que Premier Ministre, j'ai supervisé le développement des politiques sectorielles et coordonné l'exécution par les membres du Gouvernement des plans socio-économiques annuels.

J'ai joué un rôle de chef de file dans la lutte contre le VIH/SIDA, non seulement au Mozambique comme sur le plan international. J’ai préside le Conseil National de Lutte contre le VIH/SIDA au Mozambique. Dans cette fonction, mon rôle était de garantir que toutes les institutions gouvernementales, le secteur privé, la société civile et la communauté en général participent au déploiement des efforts et aux actions visant la prévention des infections par le VIH et à la réduction de l'impact social de l'épidémie du VIH/SIDA. À plusieurs occasions, j'ai soutenu la prévention et le changement de comportement comme des stratégies décisives dans la lutte contre ce fléau. J'ai particulièrement sensibilisé et encouragé les jeunes générations à effectuer les tests du SIDA dans les Centres de Conseils et Dépistage Volontaire destinés aux jeunes et adolescents. Ces centres disposent d'un personnel sanitaire compétent, capable de tenir en compte les valeurs culturelles et traditionnelles dans la relation avec les personnes infectées par le VIH/SIDA. J’ai également contribué à l'introduction des notions de santé, de sexualité et de reproduction dans les nouveaux programmes scolaires adoptés en 2003.

Étant donné la grande menace qui représente la pandémie du VIH/SIDA non seulement pour le Mozambique, mais aussi pour la région, j’ai toujours soutenu la collaboration à l'échelle régionale et les échanges d'expériences dans la mise en place de stratégies pour contrecarrer ce fléau. Comme dans outres régions du monde, le lien entre la pauvreté, les problèmes de parité homme-femme et les pratiques sexuelles des adolescents constitue un grave problème dans cette partie d'Afrique où le taux de prévalence du VIH chez les jeunes filles adolescentes est plus élevé que chez les garçons du même âge.

Reconduit après les élections de 1999, comme Chef du Gouvernement, j'ai dû faire face à une grave crise humanitaire, conséquence des inondations les plus graves que n'ait connu le Mozambique, du début de l'an 2000: plus de 500 000 personnes touchées, plus de 30 000 km2 de terres inondées et plus de 700 morts. Cependant, l'intervention rapide des équipes de sauvetage a permis de sauver la vie d'environ 45 000 personnes. Comme Premier ministre, j'ai été à la tête du Conseil National de Prévention des Catastrophes Naturelles, institution responsable de la coordination de l'aide nationale. Dans ce contexte, notre prompte réaction nous a permis de sauver des vies humaines et de minimiser la souffrance des victimes.

A la fin de la guerre civile, le Mozambique était considéré comme l'un des pays les plus pauvres du monde. Pendant mon mandat, l'économie mozambicaine a connu des taux de croissance sans précédents. Avant les inondations de l'an 2000, la croissance économique du pays était considérée comme l'une des plus rapides du monde, avec un taux du PIB à deux chiffres. Sous ma direction, le Gouvernement a été capable d'augmenter considérablement l'allocation des ressources financières aux secteurs sociaux. Entre 1994 et 2001, la part des dépenses publiques dans le secteur de la Santé est passée de 5,9% à 11,3%. Le Gouvernement a mis en œuvre un Plan d'action pour la réduction de la pauvreté absolue (PARPA), qui définissait la santé, l'éducation, l'assainissement et l'approvisionnement en eau, l'agriculture, le réseau routier, la bonne gouvernance et la stabilité macro-économique comme des domaines essentiels pour la lutte contre la pauvreté et pour la garantie d'un développement durable. Bien qu'étant encore un pays à faibles ressources et confronté à de nombreux défis, le Mozambique est passé d'un contexte d'une guerre civile dévastatrice à un contexte d'espérance de développement socio-économique.

Au cours des dernières années, le pays a fait ses premiers pas vers la Société globale de l'information. En tant que président de la Commission pour la Politique Informatique (CPINFO), j'ai réuni toutes les parties intéressées – dans les secteurs public et privé, la société civile, les instituts de formation et de recherche, les bailleurs de fonds et les citoyens en général. Ensemble, nous avons jeté des bases pour que le Mozambique soit un partenaire important et compétitif au sein de l'économie globale. La politique des technologies de l'information et de la communication (TIC), adoptée en 2000, établit une vision claire pour la création de la société de l'information au Mozambique. La stratégie de mise en œuvre de la politique de l'informatique, adoptée en juin 2002, définit clairement les programmes et projets qui traduiront la stratégie des TIC en une réalité concrète dans les domaines clefs du développement des ressources humaines, des infrastructures et des moyens d'accès, de la Santé, du contenu et des applications, du gouvernement électronique, du registre électronique des terres, de la décentralisation et du commerce électronique entre autres. Le Mozambique est aujourd'hui devenu une référence non négligeable dans l'agenda des TIC pour le développement, et l'un des membres actifs du Groupe de travail des Nations Unies pour les TIC, récemment crée. Par ailleurs, je suis moi-même un compétent utilisateur des TIC.

En tant que Premier ministre, j'ai joué un rôle moteur dans les négociations entre le Gouvernement mozambicain et ses partenaires de développement (FMI, Banque Mondiale et d’autres institutions financières multilatérales et bilatérales) pour subvenir à des besoins de financement complémentaire des programmes de développement. L’utilisation responsable des ressources a eu comme résultat le flux régulier de fonds ODA et l'établissement de relations de confiance avec les partenaires de développement. L’adoption et la prudente mise en place de politiques appropriées a créé un climat favorable pour les investissements ce qui a permis l'augmentation du volume des exportations du Mozambique.

Sur le plan interne, l'une de mes obligations était de tenir la nation informée des activités du Gouvernement. Cela se traduisait par des interactions régulières avec le Parlement et les partis politiques. J’avais également l’habitude de faire des conférences de presse hebdomadaires aux organes d'information nationaux et internationaux.

Pendant ces années passées comme Premier Ministre, j'ai continué a porter un intérêt particulier pour les questions nationales et internationales sur la santé. En particulier, j'ai soutenu une action énergique dans la prévention du VIH/SIDA, la réduction des inégalités économiques et de l'iniquité de genre en ce qui concerne l'accès aux soins médicaux et la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Durant ma longue carrière de gestionnaire dans un pays de faibles ressources, j'ai tenu à pratiquer un type de gestion orienté vers l'obtention de résultats et la prise de décisions fondée sur des faits concrets. Persuadé de l'importance d'une information fiable, j’ai promu acharnement la recherche dans le domaine de la Santé, tant au niveau national qu'au niveau international pour améliorer la performance des systèmes de Santé.

De 1994 à février 2004 j’ai servi le Mozambique comme Premier Ministre. Depuis le mois de mars de 2004, soucieux de la persistance des problèmes liés aux maladies et à la pauvreté qui sans nécessité astreint les gens à la douleur et à la souffrance, j’ai accepté le défi de travailler pour le Partenariat des Pays Européens et en Développement pour les Essais Cliniques, comme Haut Représentant. L’EDCTP est un partenariat Nord-Sud innovateur fondé sur le savoir dans le domaine des essais cliniques et visant accélérer le développement de vaccins, médicaments et microbicides contre le VIH/SIDA, la malaria et la tuberculose ainsi que renforcer les capacités dans les pays en développement. Je suis heureux de mettre à profit mes compétences gestionnaires et diplomatiques pour promouvoir la coordination d’activités et la coopération entre des initiatives mondiales pour soulever les défis mondiaux et promouvoir l’Egalité des Chances dans "Santé Pour Tous". Il importe de souligner que j’ai toujours tenu à exercer l’activité clinique dont je suis passionné, même en étant membre du gouvernement.

Pour conclure, pendant les six années comme Ministre de la Santé, sept comme Ministre des Affaires Etrangères et presque dix comme Premier Ministre, et dans mes fonctions internationales, j'ai toujours tenu, et je continuerai, à mettre en pratique ma conviction établie que la Santé des populations est au cœur d'un véritable développement durable, soutenant l’Egalité des Chances dans "Santé Pour Tous".
 

APPARTENANCES PROFESSIONNELLES ET POLITIQUES

Membre d'organisations nationales et internationales:

    • Membre de la Commission des Déterminants Sociaux de la Santé de l’OMS (CDSS), 2005-2008;
    • Membre du Comité de Coordination de l’Initiative Globale pour le Vaccin contre le VIH, depuis octobre 2004;
    • Parrain de la Commission sur le VIH/SIDA et la Gouvernance en Afrique (CHGA), 2003-2006;
    • Ambassadeur de Bonne Volonté de l’OMS pour la Santé de la Mère, du Nouveau-né et de l’Enfant pour la Région africaine, depuis 2005;
    • Membre de l’Institute of Medicine, of The US National Academies, depuis octobre 2005;
    • Membre du Conseil Consultatif de la Plateforme de l’OMS de Registre International des Essais Cliniques (ICTRP) (IAB)), depuis 2006;
    • Membre du Conseil de Partenaires de l’Alliance pour la recherche sur les Politiques et les Systèmes de Santé (ARPSS), depuis janvier 2006;
    • Membre du Conseil de la Fondation pour la médecine et la recherche en Afrique (AMREF), depuis octobre 2005;
    • Président du Conseil de direction du Réseau INDEPTH/Alliance pour les Essais Cliniques contre le Paludisme, depuis juin 2006;
    • Membre du Groupe de travail de l'OMS sur la Santé et le Développement, 1989 -1998;
    • Membre du Conseil de Direction de la Coalition Internationale pour la Santé de la Femme (IWHC), depuis 1995;
    • Membre fondateur de l'Association Médicale du Mozambique (AMM);
    • Membre fondateur de l'Association mozambicaine pour la Santé Publique (AMOSAPU);
    • Membre fondateur de l'Association mozambicaine pour la Défense de la Famille (AMODEFA);
    • Membre de la Commission Politique du FRELIMO, parti au pouvoir au Mozambique;
    • Membre honoraire de la Croix-Rouge du Mozambique (CVM).


Présidence d'organismes mozambicains, en qualité de membre du Gouvernement mozambicain:

    • Conseil National de Lutte contre le VIH/SIDA;
    • Commission Ministérielle d'Appui et de Facilitation pour "l'Agenda 2025" (Projet national du Mozambique);
    • Conseil National pour le Développement Durable;
    • Commission pour les Relations Économiques Extérieures;
    • Conseil de Coordination pour la Prévention et Lutte contre les Catastrophes Naturelles;
    • Commission Nationale pour la Politique de l’Informatique;
    • Conseil Supérieur des Statistiques;
    • Commission Interministérielle pour la Réforme du Secteur Public;
    • Commission Interministérielle pour la Restructuration des Entreprises Publiques;
    • Commission Interministérielle pour la Réforme Législative;
    • Commission Interministérielle pour le Développement de la vallée du Zambèze;
    • Commission Foncière.


INVITATIONS ET COMMUNICATIONS

J'AI SOUVENT ETE INVITE A PARTICIPER A DIVERSES CONFERENCES ET RENCONTRES NATIONALES ET INTERNATIONALES SUR DES PROBLEMES DE SANTE AUSSI BIEN QU'A DES CONSEILS NATIONAUX DE COORDINATION, DES ASSEMBLEES MONDIALES DE LA SANTE, DES RENCONTRES DE COMITES REGIONAUX DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE (OMS), DES ASSEMBLEES GENERALES DES NATIONS UNIES, DES RENCONTRES ET A DES CONFERENCES DE L'UNICEF ET DU FNUAP.

Lors de ces rencontres, j'ai présenté des communications sur la promotion de la Santé et du bien-être de l'humanité, surtout dans les pays à faibles ressources. Dans les pays du monde industrialisé, j'ai souligné l’importance du partenariat basé sur le partage de savoir et la nécessité de focaliser l'attention sur les groupes vulnérables dans le but de réduire les taux de morbidité et de mortalité.

Retiré de la vie politique active dans mon pays, j’ai continué à recevoir des invitations pour intervenir sur des questions sur les iniquités dans l’accès aux soins médicaux et aux médicaments pour sauver des vies, dans le cadre de conférences et réunions internationales portant sur des questions de santé et développement.


Sélection des Interventions

    • “Africa and Diaspora - Cooperation Challenges in Health and Development” lors de la II Conférence d’Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora, Salvador, Bahia, Brésil, le 13 juillet 2006;
    • “World Health and Social Determinants”, lors de la Conférence Nationale sur la Santé au Pérou, Lima, le 10 juillet 2006;
    • Combating the major disease problems in Africa – the role of the European and Developing countries Clinical Trials Partnership discours d’ouverture lors du forum annuel de Durban sur “HIV/AIDS, TB and Malaria in Africa: From knowledge to implementation”, du 3-5 octobre 2005
    • Challenges to Access Medicines in Africa à l’Institute of Medicines (IOM), Washington DC, États Unis, du 23-24 octobre 2005;
    • Health Challenges and development in Africa – the Partnerships needed, lors du Symposium Global sur la Santé de l’University of California San Francisco, le 11 février 2005;
    • Global HIV Vaccine Enterprise (The Enterprise) Coordinating Committee Scientific Strategic Plan, Public Library of Sciences (PloS Med 2 (2), février 2005;
    • “Research Challenges to meet the MDGs – Partnerships needed”, lors du Mexico City Global Forum for Health Research and Ministerial Summit, 16-20 novembre 2004;
    • Economics of Immunisation, GAVI Workshop, Oslo, Norvège 2002;
    • European - African Partnership on Clinical Trials Programme for Poverty Related Diseases, Barcelone, Espagne, 2002;
    • Global Consultation on Child and Adolescent Health and Development, Stockholm, Suède, 2002;
    • International Conference on Finance for Development, Monterrey, Mexico, 2002;
    • Smart Partnership International Dialogue - Shaping International Security in a Unipolar World, Langkawi, Malaysie, 2002;
    • Third Forum for the African-Latin American and the Caribbean Countries on Combating Desertification, Caracas, Venezuela, 2002;
    • International Conference on HIV/AIDS World Leaders Events, Keeping AIDS at the Top of the Agenda, A Strategic Dialogue Among World Leaders, Barcelone, Espagne, 2002;
    • Investing in Health for Economic Growth and Poverty Reduction: New Perspectives and Opportunities, Wilton Park, Brighton, Royaume Uni, 2002;
    • Global Forum for Health Research. Forum 5. The 10/90 gap in health research: assessing the progress, Genève, Suisse, 2001;
    • Second Global Symposium on Health and Welfare Systems Development in the 21st Century, Kobe, Japan, 2001;
    • International Peace Academy - the Challenges of Peace-Building in Mozambique, New York, États Unis, 2001;
    • OAU Heads of State Summit on HIV/AIDS, Tuberculosis And Other Related Diseases, Abuja, Nigeria, 2001;
    • Global Forum on Fighting Corruption and Safeguarding Integrity II, La Haye, Pays Bas, 2001;
    • United Nations General Assembly Special Session on HIV/AIDS, New York, États Unis, 2001;
    • Conference of the Partnership to Cut Hunger in Africa, Washington, États Unis, 2001;
    • Conference of the Parties to the United Nations Convention to Combat Desertification, Genève, Suisse, 2001;
    • Conference on Accelerate Action Targeted at Major Communicable Disease Within the Context of Poverty Reduction, HIV/AIDS - MALARIA - TUBERCULOSIS, Bruxelles, Belgique, 2000;
    • The Role of Trade and Investment in Southern Africa, Windhoek, Namibie, 2000;
    • World Summit for Social Development and Beyond: Achieving Social Development for All in a Globalized World, Genève, Suisse, 2000;
    • Tunis International Conference on Saving Lifes: Skilled Attendance at Childbirth, Tunis, Tunisie, 2000;
    • NGO Forum on ICPD+5 - Promises to Keep: Maternal Health for the Millennium, La Haye, Pays Bas, 1999;
    • Mots d’introduction lors du Lancement du Rapport de l’OMS sur la Santé Mondiale en 1999: Pour un réel changement, Genève, Suisse, 1999;
    • 11th International Conference on AIDS and STD's in Africa, Lusaka, Zambia, 1999;
    • Global Health, Poverty and Development, Annual Conference of the Global Health Council, Arlington, Virginie, États Unis, 1999;
    • Africa's Opening Up to the World, Lisbonne, Portugal, 1998;
    • The Crans Montana Forum, Crans Montana, États Unis, 1998;
    • Southern Africa Trade and Investment Summit, Challenges for SADC, Cape Town, Afrique du Sud, 1998;
    • Micro-credit Summit, Washington, États Unis, 1997;
    • Mozambique and Southern Africa in a Changing World, Aachen, Allemagne, 1997;
    • Private Sector Partnership and Southern African Conference, Stuttgart, Allemagne, 1997;
    • Southern African Economic Summit, Harare, Zimbabwe, 1997;
    • First Pan-African Investment Summit - Privatisation in Practice, The Restructuring of State Owned Enterprises in Africa into the Next Millennium, Johannesburg, Afrique du Sud, 1997;
    • Equity in Health - Policies for Survival in Southern Africa, Kasane, Botswana, 1997;
    • Séminaire International sur la réhabilitation psycho sociale basée sur la communauté, dans les pays sortis d'un conflit armé), Maputo, Mozambique, 1997;
    • The Role of Leadership in Global Transformation Towards the 21st Century, La Haye, Pays Bas, 1997;
    • The Health Development Link: Micro-enterprise Development for Better Health Outcomes, Bellagio, Italie, 1996;
    • The PAFMACH Conference, Midrand, Afrique du Sud, 1996;
    • The Commitment of Europe to the Reintegration of Angolan and Mozambican Refugees under Secure and Dignified Conditions, The Experience of Mozambique, Rome, Italie, 1996;
    • The Commitment of Europe to Democracy, Progress and Social Integration in Southern Africa, Florence, Italie, 1996;
    • The European Union Presidency, the Rehabilitation Process in Mozambique, Rome, Italie, 1996;
    • Regional Conference on HIV/AIDS, Maputo, Mozambique, 1995;
    • The AWEPA EC Presidency Conference, Copenhagen, Danemark, 1993;


Principaux sujets présentés

    • Discours sur la sexualité et sur le VIH/SIDA;
    • Les principaux problèmes de Santé du monde et la nécessité d'un effort commun pour leur contrôle ou leur éradication;
    • L'environnement politique international et le développement de la Santé;
    • Comment l'amélioration de la coopération internationale entre les États membres des Nations Unies peut nous aider à affronter les principaux problèmes de Santé mondiale;
    • L'usage de technologies appropriées pour la Santé
    • Les relations coût- efficience et coût- efficacité dans les interventions de Santé;
    • Les structures de l'OMS face à la stratégie de "Santé Pour Tous" et de la réforme du système de Santé;
    • La stratégie de "Santé Pour Tous": les conditions pour son succès;
    • Les relations entre paix et développement de la Santé: étude du cas du Mozambique pendant la guerre;
    • Apartheid et Santé en Afrique Australe et en Namibie;
    • La situation de la Santé dans les territoires arabes occupés, y compris la Palestine;
    • Développement des ressources humaines pour la Santé: le facteur humain dans le Développement;
    • Accès aux soins de Santé: questions d'équité et de parité pour l'accès aux soins médicaux;
    • La production locale de produits pharmaceutiques et le transfert des technologies;
    • Comment les catastrophes naturelles comme les inondations ont des conséquences sur l'accès aux soins de Santé et sur le développement de la Santé;
    • Les défis de la reconstruction nationale et le rôle de la Santé dans le développement;
    • La participation de la communauté en faveur de la Santé comme une condition de réussite;
    • Evaluation des systèmes de Santé et optimisation de l'usage des ressources disponibles pour la Santé;
    • Approche intégrée pour l'accès aux soins médicaux, la réforme du système de Santé et la collaboration public / privé.


PRINCIPALES PUBLICATIONS

Ouvrages

Povey WG, Araujo T, Mocumbi P. Intervenções em Obstetrícia (Interventions en obstétrique). Maputo, Ministère de la Santé, 1992.
Povey WG, Araujo T, Mocumbi P. Conduta Obstétrica (La gestion de l'obstétrique). Maputo, Ministère de la Santé, 1990.
Povey WG, Araujo T, Mocumbi P. Manual de Obstetrícia Prática (Manuel pratique d'obstétrique). Maputo, Ministère de la Santé, 1987.

Articles de Revues

Dr Pascoal Mocumbi and Dr E. Amaral “Reproductive Rights and HIV/AIDS” publié dans Best Practice and Research Clinical Obstetrics & Gynaecology, disponible sur l’Internet au http://dx.doi.org/10.1016/j.bpobg 
Bergstrom S, Mocumbi P. Health for all by the year 2000? British Medical Journal 1996; 313:316.
Ministère de la Santé, Mozambique. Mantakassa: Mantakassa: une épidémie de para parésie spastique associée à une intoxication chronique par le cyanure dans une région du Mozambique où la denrée de base est le manioc.1. Épidémiologie et résultats cliniques et de laboratoire sur des patients. Bulletin de l’Organisation Mondiale de la Santé 1984; 62: 477-84.
Ministère de la Santé, Mozambique. Mantakassa: une épidémie de para parésie spastique associée à une intoxication chronique par le cyanure dans une région du Mozambique où la denrée de base est le manioc. 2. Facteurs nutritionnels et teneur en acide cyanhydrique des dérivés du manioc. Bulletin de l’Organisation Mondiale de la Santé 1984; 62: 485-92.


Autres Publications

Mocumbi P. Desenvolvimento e Democracia como novas agendas globais: Ultrapassando os determinismos (Développement et démocratie comme nouveaux agendas globaux: surmonter les déterminismes). Discours de la rentrée de l’année académique 2000/2001. Institut Supérieur des Relations Internationales (ISRI). In: Trajectória de Consolidação e Renovação, Maputo: ISRI Editions; 2002.
Mocumbi P. A Time for Frankness On AIDS and Africa. The New York Times, du 20 Juin 2001; page 23.
Mocumbi P. To Make a Difference in the 21st Century: Building a Global Health Coalition. In: Compte rendu de Second Global Symposium on Health and Welfare Systems Development in the 21st Century; 2001 Octobre 29-31; Kobe, Japon, WHO Kobe Centre.
Mocumbi P. A National ICT Policy for National Development. In: Regional Human Development Report of the SADC Region; 2000.
Mocumbi P. O principal desafio para Moçambique e África Austral é a afirmação da sua identidade (Le principal défi pour le Mozambique et l'Afrique Australe est l'affirmation de leur identité). In: Zacarias A. editor. Repensando Estratégias sobre Moçambique e África Austral. Maputo: ISRI Editions; 1991.


DISTINCTIONS ET PRIX

    • Ordre du Grande Cruzeiro do Sul (Brésil)
    • Grande Croix Ordre de Bernardo O'Higgins (Chili)
    • Médaille du 20ème anniversaire du FRELIMO (Mozambique)
    • Médaille de Vétéran de la lutte de libération nationale (Mozambique)
    • Médaille du travail socialiste (Mozambique)
    • Médaille des 20 ans de la Croix-Rouge du Mozambique
    • Ordre Eduardo Mondlane, du Premier Degré (la plus haute décoration attribué aux citoyens mozambicains pour leur remarquable contribution à la nation)